Trop gentil pour être heureux : Le syndrôme du chic type

Trop gentil pour être heureux : Le syndrôme du chic type – Depuis toujours je savais que quelque chose clochais dans mon comportement et l’adjectif “gentil” me qualifie depuis des lustres. Je suis tombé par hasard sur ce livre et plus je le lis plus j’ai l’impression que Robert Glover c’est inspiré de ma vis pour l’écrire. Dès les premieres pages c’est l’électrochoc. Je ne le conseil pas, je L’ORDONNE, à lire par tous les ados et hommes qui se sentent éguarés dans cette société où le masculin est tellement dévalorisé qu’on ne sait plus qui on es et comment on doit agir. Tous simplement excellent.

Le chic type, c’est a priori l’homme idéal, celui qui fait tout bien : il est généreux, il est attentif aux autres, il évite les conflits, il ne porte pas de jugements, il veut faire plaisir, il recherche le consensus et l’approbation d’autrui – en particulier celle des femmes, qu’il sait merveilleusement bien écouter (sauf parfois la sienne) -, il est poli et affable, bref un véritable gentleman. En retour, il attend d’être heureux, aimé, compris, reconnu, et que la vie lui sourie parce qu’il le vaut bien. Mais en dépit des apparences, le chic type n’est pas un prince charmant. II est plein de défauts et ses attentes sont telles qu’il n’en retire souvent que frustration. Comme il ne sait pas se comporter différemment, il se protège derrière son armure de perfection et recommence sur le même registre tout en se sentant de plus en plus frustré. Malheureux, il finit par se considérer comme une victime et en vouloir aux autres. Puisque sa gentillesse ne paie pas, il devient méchant..

Suite à différents événements dans ma vie (dont une séparation) Je me suis entendu dire, en plusieurs occasions, que j’étais décidément “trop gentil”. C’est donc tout naturellement que j’ai lu le livre de Thomas d’Ansembourg “Cessez d’être gentil soyez vrai” livre que je recommande, qui m’a bien parlé, mais qui est quelquefois assez ardu et reste, selon moi, plus au niveau du concept. Puis je suis tombé sur le livre de Robert Glover, selon lui un homme sur quatre (aux US) serait atteint de ce qu’il appelle le “syndrome du chic type”. J’ai été passablement plus bousculé par cette lecture car le texte est clair, direct, efficace, profondément pratique et simple à comprendre, en terme de masculinité, il remet l’église au centre du village. Personnellement je me considérerais plus comme un “demi chic type” et pourtant ce livre a lancé un processus de transformation interne dont je ne connais pas encore l’ampleur, mais qui indéniablement agit en profondeur. A noter que la version Poche débute par une excellente préface (c’est assez rare pour le signaler) du Dr Christophe André

Biographie de l’auteur

Robert Glover, directeur du Center for Healing and Recovery près de Seattle, aux Etats-Unis, est thérapeute familial

Détails sur le livre

  • Broché: 238 pages
  • Editeur : Payot (16 février 2004)
  • Collection : Essais
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2228898260
  • ISBN-13: 978-2228898263

Pour illustrer mon commentaire, je vais reprendre la définition du chic type que donne C. André dans sa préface :
…Déficit d’affirmation de soi (on a du mal a dire ce que l’on pense, ce que l’on ressent, de peur de déranger, ou de faire de la peine) et une personnalité dépendante (On a un besoin maladif des autres, de leur avis, de leur affection, pour se sentir exister)…

Si en plus de cela, vous avez plusieurs des « symptômes » suivants :
– Faire passer les désirs des autres avant les vôtres amenant une frustration contre laquelle vous ne pouvez pas réagir
– Vous vous occupez peu ou pas de vous même (Vos désirs, vos loisirs, vos centres d’intérêts,…)
– Il se peut même que vous pensez que vous n’avez pas de besoins
– L’approbation des autres est importante, elle influence même la plupart du temps vos décisions
– Manque de confiance en soi
– L’impression de ne pas valoir grand-chose
– Négatif, dépressif
– Vous évitez les conflits (Vous essayez d’être toujours d’accord avec tout le monde, surtout avec les femmes, vous ne posez pas de limite)
– Vous avez eu une jeunesse soit disant « parfaite » mais en y regardant de plus près, il y a certains trucs qui ne se sont pas si bien passés que ça (Un des 2 parents malade ou dépressif, Père absent ou peu de relation avec lui, pas d’ami(e)s, etc…)
– Vous n’aimez pas être le centre d’intérêts mais en même temps cela vous frustre
– Votre vie sexuelle n’est pas satisfaisante, voire bizarre, mais vous pensez que c’est normal, vous vous en satisfaisez.

 

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