Deux petits pas sur le sable mouillé

Deux petits pas sur le sable mouillé – En achetant ce livre, je me suis posée la question si je l’achetais pour nourrir cette curiosité morbide que beaucoup d’entre nous ont (et je ne m’en exclue pas), à notre époque, alimentée par ces médias, qui nous rapportent en continu des histoires les plus terribles les unes que les autres.
Je l’ai acheté malgré tout, poussée par tout ces commentaires positifs.
… et je ne l’ai pas regretté. Ce livre montre la voie de la sagesse et de l’Amour infini et inconditionnel. Mere d’une petite fille de 3 ans je me suis toujours dit que si elle mourrait, je n’y survivrais pas. Je réalise à quel point c’était infantile de penser cela. On peut toujours choisir la voie du bonheur, sans trahir l’être tant adoré. Lisez le, vous en ressortirez grandi.
À cet instant précis, j’entends résonner les mots en moi. Ils gagnent mon coeur, mon esprit, ils envahissent tout mon être : «Si tu savais…» Mercredi 1er mars. Un jour ordinaire, une fin d’hiver qui s’étire à Paris. La salle d’attente, où nous sommes depuis vingt minutes déjà, est coincée entre deux entrées du service de neurologie d’un hôpital pour enfants. De là, nous pouvons voir passer tout le monde. Chaque fois qu’une porte s’ouvre, ma respiration s’arrête. J’espère, autant que je le redoute, voir apparaître le visage de la neurologue; et savoir, enfin. Depuis son appel hier, le temps paraît interminable. «Nous savons de quoi souffre votre fille. Venez demain à quinze heures, pour que l’on vous explique. Venez avec votre mari, bien sûr.» Depuis, nous attendons.
Loïc est là, tout près, pâle, tendu. Il se lève, marche, revient, s’assied, prend un journal, le repose. Attrape ma main et la serre de toutes ses forces. Mon autre main caresse mon ventre arrondi. Un geste qui se veut apaisant pour la petite vie qui grandit là depuis cinq mois. Un geste instinctif de protection.
C’est là que je l’entends. «Si tu savais…» Cette phrase vient se graver au plus profond de moi. Je ne l’oublierai jamais. Et surtout, jamais je n’oublierai la manière dont je l’ai ressentie : elle portait la souffrance et le calme confiant de qui sait, de qui sait tout. Elle résumait à elle seule l’épreuve qui allait imprimer notre quotidien quelques minutes plus tard. A tout jamais.
Le médecin arrive enfin. Elle nous salue, s’excuse de son retard et nous entraîne dans une petite pièce isolée au fond d’un couloir. Deux personnes nous suivent, dont une spécialiste des maladies du métabolisme que nous avons déjà rencontrée.
Quand on nous présente la troisième personne, mon coeur se serre : c’est une psychologue. Et là, sans prévenir, les larmes me submergent. Avant même de savoir. Parce que d’un coup, j’ai compris. «Si tu savais…»Il n’y a pas de tonnerre, pourtant tout gronde. Les phrases me parviennent réduites à l’essentiel. «Votre petite fille… maladie génétique grave… leucodystrophie métachromatique… atteinte dégénérative… espérance de vie très limitée…»
Non.
Mon cerveau refuse de comprendre, mon esprit se rebelle. On ne parle pas de ma Thaïs; ce n’est pas vrai ; je ne suis pas là; ce n’est pas possible. Je me serre contre Loïc, mon rempart.
Alors que tout s’emmêle dans ma tête, mes lèvres formulent une phrase craintive : «Et pour notre futur bébé ?
– Il y a un risque sur quatre qu’il soit atteint lui aussi. Vingt-cinq pour cent de chances…»
La foudre tombe. Devant nos pieds, un effrayant trou noir. L’avenir est réduit à néant. Pourtant, à cet instant terrible, notre instinct de survie prend le dessus durant quelques secondes, brèves mais décisives. Non, nous ne voulons pas de diagnostic prénatal. Nous voulons ce bébé. C’est la vie ! Une minuscule petite lumière dans un horizon d’ébène. –Ce texte fait référence à l’édition Broché .

Revue de presse

Pas d’héroïsme, pas de morale édifiante, mais un récit de l’inadmissible adouci par la découverte que font tous ceux que le malheur atteint : dans l’horreur, il y a aussi des forces qu’on ne soupçonnait pas…
En deux mois, ce récit âpre, porté par l’incroyable tranquillité d’âme de cette mère à l’épreuve, s’est vendu à près de 50 000 exemplaires. Il faut le lire, jusqu’au bout. Pour le refermer, stupéfait, avec le sourire. (Violaine de Montclos – Le Point du 19 mai 2011) –Ce texte fait référence à l’édition Broché .

Étant jeune papa et n’étant pas d’un naturel émotif dans la vie quotidienne bien qu’aimant fou ma petite fille et jouant le papa poule, j’ai pour une rare fois était complétement bouleversé par un récit. Sûrement par rapport au degrés d’attachement que j’ai envers ma puce. Quel courage, quelle abnégation dans cette double épreuve particulièrement impitoyable, le sentiment égoïste que l’on se surprend à penser dans ces moments-là c’est “Mon Dieu la mienne n’a rien, je n’y survivrais pas”…mais une fois le livre refermé c’est une bouffée d’énergie qui nous envahit. Oui ajoutons de la vie aux jours et pas seulement parce qu’on ne sait pas de quoi demain sera fait mais parce que la chance de partager de l’amour et du temps qui passe avec nos enfants est un don infiniment précieux.

J’ai cependant une énorme pensée pour Thaïs et mes yeux s’embuent en pensant à ce petit trésor parti trop tôt. J’espère où qu’elle soit qu’elle a retrouvé ses sens dont elle a été si injustement privé et qu’elle puisse attendre paisiblement de retrouver les siens.

Détails sur le livre

  • Poche: 249 pages
  • Editeur : J’ai lu (25 mai 2013)
  • Collection : J’ai lu Récit
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2290039667
  • ISBN-13: 978-2290039663

Ce livre est magnifique : l’histoire est triste, une petite fille de 2 ans atteinte d’une maladie incurable, racontée par sa maman. Mais ce n’est pas la tristesse qui ressort du livre. Au contraire, on y parle de courage, de détermination et surtout d’amour. On y apprends plein de chose, on rit, on pleure et on en ressort vraiment différent. Ce livre se dévore et donne envie de dévorer la vie !

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