L’Hydroponie pour tous – Tout sur l’horticulture à la maison

L'Hydroponie pour tous - Tout sur l'horticulture à la maisonL’Hydroponie pour tous – Tout sur l’horticulture à la maison -Richement illustrée, cette bible du jardinage hors sol va décupler vos récoltes au-delà de ce que vous pensiez possible. Que ce soit dans l’eau, dans l’air ou dans des billes d’argile, l’hydroponie permet de cultiver chez soi des produits sains 365 jours par an. Du jardinage de base aux installations les plus high-tech, des astuces pour débutants au savoir-faire des meilleurs professionnels, ce livre rassemble tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’art de l’hydroponie, de son ABC à ses secrets les mieux gardés… Enrichie d’un chapitre sur les tendances actuelles, cette nouvelle édition répondra à toutes vos questions en matière de jardinage urbain, murs végétaux, bioponie, micro-fermes durables et « kitchen farming ». Un ouvrage traduit en une demi-douzaine de langues. Un guide de référence, toujours sans concurrent sur le marché comprenant un Hydroscope, des adresses et sites Web, la liste des salons et festivals et plus de 1500 contacts pro. Remplace EAN 9782845940833.

Extrait

Introduction

À l’entrée «hydroponique», le Petit Robert de la langue française donne la définition suivante : «Culture hydroponique : culture de plantes terrestres réalisée à l’aide de substances nutritives, sans le support d’un sol.»

Voilà qui est bien résumé ! J’ajouterais que cette technique peut être appliquée de deux façons différentes : en immergeant les racines nues dans une solution nutritive, ou en les plantant dans un substrat autre que la terre, un substrat inerte. Certaines langues font la distinction entre ces deux méthodes. Le terme «hydroponique» est réservé à la culture dans l’eau seule, tandis que l’expression «hors sol» se réfère spécifiquement à la culture dans un substrat. Les principes fondamentaux de la culture hydroponique sont simples, presque enfantins : la solution nutritive doit être maintenue à bonne température, oxygénée, et les plantes doivent recevoir les nutriments dont elles ont besoin. L’oxygénation est l’élément clé. Pour réaliser un bon système hydroponique, l’eau doit être en permanence saturée en oxygène. Dès lors que vous savez cela, vous pouvez presque jeter ce livre : vous avez appris l’essentiel. C’est un facteur si important que j’y reviendrai à de nombreuses reprises.

Le mot «hydroponique» vient du grec «hydro», qui signifie «eau», et «ponos», qui signifie «travail». On peut l’interpréter de différentes façons : «l’eau au travail», «le travail avec l’eau», ou encore «le travail de l’eau» ; quelle que soit votre interprétation, le sens du mot lui-même est assez clair. Le terme «hydroponie», pour résumer, désigne non pas une technologie spécifique mais un ensemble de techniques que nous allons examiner au fil de cet ouvrage. Le malheur de l’hydroponie est de rassembler sous un même terme des techniques économes en eau qui donnent des produits savoureux à haute valeur nutritive, et des pratiques tout à fait désastreuses pour l’environnement, qui nécessitent beaucoup trop d’eau pour obtenir des produits totalement dépourvus d’intérêt, tant du point de vue nutritionnel que de celui de la saveur. Ce que la plupart des gens retiennent de la culture hydroponique, ce sont ces tomates sans goût et ces roses sans parfum que l’on trouve habituellement au rayon frais du supermarché du coin. Ainsi, aux yeux du plus grand nombre, l’hydroponie est un procédé artificiel qui pollue non seulement l’environnement mais aussi le paysage avec ses interminables étendues de plastique, pour ne donner que des produits qui, au mieux, ressemblent vaguement à de la nourriture. Hélas, c’est assez vrai. J’ajouterais même que cette approche génère de scandaleuses quantités de déchets, de vieux paillages plastiques, de plaques de laine de roche usagées et de bien d’autres matériaux indésirables, dont aucun n’est biodégradable.

Fort heureusement, l’hydroponie ne se résume pas à cela. Par exemple, on peut faire une distinction entre les systèmes ouverts et fermés.

La plupart des producteurs commerciaux utilisent des systèmes hydroponiques ouverts pour le moins sommaires : les plantes sont cultivées sur des pains de laine de roche, et, en fonction de la température ambiante, arrosées plusieurs fois par jour d’une solution nutritive dont 25 à 30% se déversent dans le sol à chaque arrosage, ceci pour éviter un dépôt de sels dans le substrat. C’est cette technique, extrêmement préjudiciable pour l’écosystème, qui donne à l’hydroponie sa mauvaise réputation. Elle est encore largement utilisée aujourd’hui en raison de son faible coût d’installation. Pour rester compétitifs sur le marché, les producteurs commerciaux ont majoritairement recours à ce système qui leur garantit des coûts de production peu élevés. Toutefois, un certain nombre de nouvelles réglementations les contraignent à récupérer leurs eaux usées et à les évacuer de façon à préserver l’environnement. Désormais, ces eaux usées sont bien souvent retraitées et réutilisées.

Parallèlement à cela, il existe ce qu’on appelle des systèmes fermés, dans lesquels la solution nutritive circule du réservoir à la plante avant de revenir au réservoir. Dans ce cas de figure, toute l’eau utilisée est absorbée par la plante, qui la transpire, ce qui permet une grande efficacité dans l’utilisation de l’eau. En outre, la solution nutritive n’entre jamais en contact avec le sol, ce qui exclut tout risque de pollution des sols ou d’infiltration de nutriments indésirables dans les nappes phréatiques.

C’est ce type de système que l’on trouve communément dans les growshops (magasins de matériel spécialisé pour la culture en intérieur). En effet, ils s’adaptent facilement à toutes les dimensions de chambres de culture ; ils représentent donc la grande majorité de l’offre sur le marché. Mais si le fait d’opter pour un système fermé résout le problème du gaspillage de l’eau, ce n’est pas pour autant la solution miracle ! Un système hydro fermé'” n’empêche pas la culture de produits de très mauvaise qualité. L’autre problème important est la nutrition. La plupart des producteurs commerciaux qui pratiquent la culture hydroponique ne nourrissent pas correctement leurs plantes. Ils n’en ont tout simplement pas les moyens ! Pour produire des légumes et des fruits qui ont du goût, il faut fournir aux plantes tous les éléments dont elles ont besoin, sous une forme qu’elles sont capables d’absorber. Nous verrons tout cela en détail dans un prochain chapitre.

Il y a une autre raison aux piètres résultats de l’hydro commerciale : le choix des variétés. Par exemple, les variétés de tomates cultivées sont sélectionnées de sorte que tous les fruits soient de même calibre et de même couleur, et qu’ils puissent être manipulés par des milliers de mains en magasin sans se gâcher. Il n’est question ici ni de saveur, ni de valeur nutritionnelle. Prenez votre plant de tomate préféré de votre jardin, mettez-le dans un système hydroponique, donnez-lui la nutrition appropriée, et vous obtiendrez un résultat qui pourrait vous surprendre. Et il en sera de même avec n’importe quelle plante. Q_u’appelle-t-on culture hydroponique, et qu’est-ce qui n’en est pas ? La nuance est parfois subtile. Pour pouvoir qualifier une culture d’«hydroponique», deux conditions préalables doivent être remplies : il faut que les nutriments soient acheminés vers les racines par l’intermédiaire de l’eau d’arrosage, et le substrat, s’il y en a un, doit être inerte, autrement dit n’apporter qu’un support physique. Tout au plus le substrat peut-il avoir une capacité d’échange cationique (comme c’est le cas pour la fibre de coco, par exemple) ; en aucun cas il ne doit fournir le moindre nutriment à la plante. Imaginez que vous faites pousser des plantes en pot sur une table, et que vous arrosez et nourrissez chacun des pots à l’aide d’un goutteur individuel. Si vos pots sont remplis d’un substrat inerte, c’est de l’hydroponie. Si ces mêmes pots sont remplis de terreau, cela n’en est pas. La pratique consistant à ajouter des nutriments dans l’eau d’arrosage par l’intermédiaire de tuyaux et d’émetteurs, dans le cas de culture en terre, s’appelle fertigation et non hydroponie.

  • Broché: 358 pages
  • Editeur : Mamaéditions; Édition : 2e édition (31 mars 2015)
  • Collection : Jardinages
  • Langue : Français

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