Jamais sans ma fille

Jamais sans ma fille – Ce livre on me l’a donné, je l’ai lu par hasard et il m’a gravé à jamais. Je n’aurais pas imaginée une seconde découvrir une telle histoire, j’étais loin du compte en disant que cette civilisation était extrème, fermée au monde, arrièrée…

J’adore les livres autobiographiques surtout quand il s’agit d’enfants et de maltraitance car on doit etre au courant de ce qui se passe autour de nous, mais ce récit, quelle histoire! Etre prisonnière dans un pays inconnu, en ayant pensé y rester 15 jours de vacances, un pays encore en plus en guerre, entourée d’un peuple obstiné, fanatique où en tant que femme vous ne représentez rien meme pas l’idée d’etre un etre vivant, jamis aucun soutient de personne ni homme ni femme!!!!! Aucun mayen de quitter ce pays, avec sa petite fille adorée de 7 ans, pendant des mois et des années, je ne m’y attendais pas, c’est pourquoi je suis tombée de mon nuage et est été assomée et marquée à vie par ce livre.

Je l’ai lu il y a des mois et j’y pense encore alors que depuis j’ai lu des dizaines d’autres livres. C’est pourquoi je veux vraiment faire la pub de ce livre surprenant et encore plus surprenant est la force et le courage de cette femme qui m’a époustouflée car en lisant le livre je me disait que moi je n’y serais pas arrivée, j’aurais abandonnée l’idée de quitter ce foutu pays pour essayer de m’y adapter au mieux et etre moins malheureuse. Son évasion de Téhéran est complètement ahurissante…

Elle s’est battue et elle avait raison, préparez vous à découvrir cette combattante et à la suivre dans son obstination, je vous préviens, vous serez surement à la traine….

Dans l’avion qui l’emmène à Téhéran avec son mari, d’origine iranienne, et sa fille, Betty a le sentiment d’avoir commis une erreur irréparable…
Quelques jours plus tard, son existence bascule dans le cauchemar. Le verdict tombe : ” Tu ne quitteras jamais l’Iran ! Tu y resteras jusqu’à ta mort. ” En proie au fanatisme religieux, son mari se transforme en geôlier.
Elle n’a désormais qu’un objectif : rentrer chez elle, aux États-Unis, avec sa fille. Quitter ce monde incohérent où la femme n’existe pas.
Pour reconquérir sa liberté, Betty mènera deux ans de lutte incessante. Humiliations, séquestration, chantage, violences physiques et morales. Rien ne lui sera épargné.

Biographie de l’auteur

Marie-Thérèse Cuny a relancé le récit autobiographique avec des best-sellers. En 1988, elle a adapté de l’américain Jamais sans ma fille de Betty Mahmoody. Puis elle collabore avec Nathalie Schweigoffer dans J’avais 12 ans, avec Barbara Samson dans On n’est pas heureux quand on a 17 ans, Emmanuelle Laborit pour Le cri de la mouette et avec Phoolan Devi dans Moi, Phoolan Devi, reine des bandits. En compagnie de Pierre Bellemarre et de Jean-Marc Épinoux, elle écrit Les amants diaboliques : cinquante-cinq récits passionnément mortels. Elle a dernièrement collaboré avec Souad dans Brûlée vive.

Détails sur le livre

  • Poche: 477 pages
  • Editeur : Pocket (1 janvier 1989)
  • Collection : Litterature
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2266025872
  • ISBN-13: 978-2266025874

J’avoue, après être passée sur Amazon US et sur Goodreads, ça fait du bien de voir qu’ici il n’y a pas d’accusation de racisme envers ce livre.

“Jamais sans ma fille” est un récit véridique passionnant, j’ai dévoré le livre! C’est le combat d’une femme pour sa liberté, qui arrive à ne pas perdre espoir même dans les conditions les plus difficiles, et qui doit apprendre à vivre otage dans un pays qui est une dictature religieuse.

J’ai beaucoup apprécié la prose, qui sans être particulièrement stylée parvient à rester littéraire, ce qui n’est pas toujours le cas pour les récits et les autobiographies. Les phrases sont pas agréables à lire, bien tournées, on évite répétitions et platitudes et il y a de l’esprit.

Quant au soit disant racisme, ces accusations sont fausses et honteuses. Je soupçonne d’ailleurs que beaucoup des accusateurs n’ont pas lu le livre.

Le mari de l’héroïne, Iranien, devient violent et s’enfonce dans la folie. Dans l’ensemble, sa famille n’est pas très agréable (selon les personnes: propreté qui laisse à désirer, animosité, fondamentalisme religieux ou abus domestique)…
Mais l’héroïne rencontre rapidement des Iraniens amicaux, souvent prêts à lui venir en aide. Ils sont nombreux à peupler les pages du livre. Hamid, Aga Hakim, Fereshteh, Amahl et bien d’autres… Néanmoins certaines personnes voudraient faire croire que Betty Mahmoody présente les Iraniens et les musulmans comme tous mauvais. Ce qui, je le répète, est tout à fait faux.

“Jamais sans ma fille” est un livre percutant et émouvant que je recommande amplement.

J’ai dévoré ce livre. Même si le style n’est pas assez littéraire à mon goût, l’histoire est d’une force incroyable.
Véritable éclairage sur la société iranienne c’est aussi un témoignage édifiant en faveur des droits de la femme.
On ne peut qu’admirer cette mère et sa fille pour leur courage exemplaire dans la reconquête de leur liberté.
A lire absolument.

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